Catégorie : Conjoncture trimestrielle | Lecture : 3 min
L'été 2025 a été celui des décisions. Après dix-huit mois d'attentisme, une partie significative des propriétaires parisiens a choisi de mettre leurs biens sur le marché, tandis que les acheteurs — dopés par des conditions de financement redevenues attractives — ont arbitré avec une sélectivité accrue.
Sur Paris Centre et Ouest, quelques tendances se sont affirmées au troisième trimestre :
La prime aux biens performants. Les appartements bien classés au DPE (étiquettes A, B ou C) se sont négociés sans décote et parfois avec une légère prime, quand les passoires thermiques (F et G) continuaient de souffrir d'une décote structurelle allant jusqu'à 15 % sur certains profils. L'entrée en vigueur progressive des interdictions de location pour les logements G a clairement accéléré la mise en vente de ce type de biens, notamment de la part d'investisseurs locatifs en quête de sortie.
Le retour des acquéreurs internationaux. Profitant d'un euro affaibli et de prix parisiens corrigés, les acheteurs britanniques, américains et du Moyen-Orient ont été plus actifs qu'en 2023-2024 sur le segment des beaux appartements et des hôtels particuliers des 6e, 7e et 8e arrondissements.
Les grands appartements familiaux reprennent du terrain. Après une période où les petites surfaces avaient mieux résisté, les T4 et T5 en étages élevés avec gardien ont retrouvé la faveur des familles, notamment après la rentrée scolaire.
